Samedi 18 novembre 2017

De l’espérance (1 Thessaloniciens 4,13-18)


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Il est donc question d’espérance, pour les vivants et pour les morts! Nous voici plongés dans l’univers de l’espérance chrétienne, avec ses images fortes de la venue, ou parousie, du Christ. Le ciel et la terre seront alors pris dans un mouvement de rencontre qui associe les croyants morts, endormis en grec, au lever du Christ. Comme leur Seigneur mort et ressuscité, ils se relèveront. En Christ, cette formule chère à Paul désigne un espace d’appartenance ferme et inviolable, du croyant à son Seigneur. Jésus, le Seigneur, le Christ, est pour les croyants, vivants ou trépassés, une réalité inclusive. Avoir part à lui par la foi, c’est être intégré à son destin, terrestre et céleste. Ce destin est décisif au passé, au présent et à l’avenir et associé à un dernier mouvement du ciel vers la terre, de Dieu vers sa création et vers son humanité. Le Christ est monté, il descendra, afin d’enlever et d’élever les croyants pour qu’ils soient «toujours avec le Seigneur» (v. 17). Les images évoquent la descente de Dieu sur le mont Sinaï (Ex 19,20-25), mais également l’enlèvement dans les airs du prophète Elie (2 Rois 2,11) ou encore la visite solennelle d’un souverain hellénistique. L’espérance chrétienne, «pour ne pas être dans la tristesse comme les autres» (v. 13), s’appuie intégralement sur lui, Jésus, le Christ. Paul conçoit son enseignement sur les réalités ultimes comme une source qui permet aux croyants de se réconforter les uns les autres.

Ira Jaillet

Prière: O ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant. C’est de lui que vient le pardon: En lui j’espère, je ne crains rien.  

Référence biblique : 1 Thessaloniciens 4, 13 - 18

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